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- 栗原茂夫
© 2026 Shigeo Kurihara.
SCROLL
Terminal de croisières Ross-Gaudreault
3–6 septembre 2026
Shigeo Kurihara
栗原茂夫
Shigeo Kurihara est un écrivain japonais.
Ses œuvres ont été présentées non seulement au Japon, mais également dans de nombreux pays à travers le monde.
栗原茂夫は日本の作家。
日本のみならず世界各国に作品を出展。
Mon souvenir de la guerre alors que j’étais un jeune garçon dans mon île de naissance, Saipan, l’île de l’anéantissement.
(Extrait)
私の故郷・玉砕の島サイパン−少年が見た戦争の記憶
Déclaration de l’auteur
Mon souvenir de la guerre alors que j’étais un jeune garçon dans mon île de naissance, Saipan, l’île de l’anéantissementde Shigeo Kurihara est bien davantage qu’un simple récit de guerre ou qu’un document historique.
Au cœur de cet ouvrage se trouvent les mémoires manuscrits laissés par la mère de l’auteur durant les dernières années de sa vie.
À partir de ce qu’elle appelait « le tronc de l’arbre », Kurihara y ajoute « les branches et les feuilles » grâce à ses propres souvenirs, à ses recherches et à son expérience personnelle.
L’ouvrage acquiert ainsi une profondeur mémorielle remarquable qui dépasse le témoignage individuel pour devenir une mémoire transmise de génération en génération.
Ce qui frappe particulièrement est le refus de dramatiser les horreurs de la guerre par une rhétorique excessive.
La chaleur suffocante des grottes, la détresse des soldats blessés ou encore les regards silencieux du père vers sa famille composent progressivement des scènes profondément humaines qui révèlent avec une force exceptionnelle ce que signifiait simplement survivre dans des conditions extrêmes.
Il n’y a ici ni héroïsme ni sentimentalisme ; seule demeure la réalité implacable d’êtres humains luttant pour rester en vie.
C’est précisément cette retenue dans le récit qui confère à l’œuvre toute sa puissance émotionnelle.
En outre, ce livre ne relègue pas la guerre au seul passé.
Les morts, la faim, la peur et les liens indéfectibles de la famille continuent d’interroger le lecteur sur la condition humaine elle-même.
Alliant la rigueur de la littérature documentaire à une profonde sensibilité dans la représentation des êtres humains, cet ouvrage constitue une contribution particulièrement précieuse à la littérature consacrée à la guerre et à la mémoire.
執筆の動機
亡き母が死を前位に自分の生涯を綴った手記を残した。
「木の幹だけ書いたので、枝や葉はお前が繋げて」とあった。
戦果の部分なら体験が重なるので共著のつもりで。
脚色は廃し、ドキュメントタッチでと。
「戦争がどれだけ恐ろしく悲惨かを後世に伝えるには体験した人から直接聞くこと。」との中学生の声に背中を押されながら。
家族のこと(開拓移民の夫婦と島で生まれた4人の兄弟)
・昭和44年6月11日初めて空襲を体験
・洞窟へ逃げて青木家(7人)と合流
・父と祖父は水と食料を求めて外へ。入手困難で餓えと渇きは極限状態
6月26日米兵に発見され「デテコイ」
次男が連れ出される。
母「水飲んだ?」
「いっぱい飲んだ」
父の戻りを待っていた母が「死ぬ時は一緒に死のうね」と。
民間捕虜収容所で末弟と三男が相次いで餓死。
末弟の写真はないまま。
Commentaire de la Japan-Europe Palace Art Association
Ma patrie, Saipan, l’île du gyokusai — Les souvenirs de guerre vus par un enfant de Shigeo Kurihara est bien davantage qu’un simple récit de guerre ou qu’un document historique.
Au cœur de cet ouvrage se trouvent les mémoires manuscrits laissés par la mère de l’auteur durant les dernières années de sa vie.
À partir de ce qu’elle appelait « le tronc de l’arbre », Kurihara y ajoute « les branches et les feuilles » grâce à ses propres souvenirs, à ses recherches et à son expérience personnelle.
L’ouvrage acquiert ainsi une profondeur mémorielle remarquable qui dépasse le témoignage individuel pour devenir une mémoire transmise de génération en génération.
Ce qui frappe particulièrement est le refus de dramatiser les horreurs de la guerre par une rhétorique excessive.
La chaleur suffocante des grottes, la détresse des soldats blessés ou encore les regards silencieux du père vers sa famille composent progressivement des scènes profondément humaines qui révèlent avec une force exceptionnelle ce que signifiait simplement survivre dans des conditions extrêmes.
Il n’y a ici ni héroïsme ni sentimentalisme ; seule demeure la réalité implacable d’êtres humains luttant pour rester en vie.
C’est précisément cette retenue dans le récit qui confère à l’œuvre toute sa puissance émotionnelle.
En outre, ce livre ne relègue pas la guerre au seul passé.
Les morts, la faim, la peur et les liens indéfectibles de la famille continuent d’interroger le lecteur sur la condition humaine elle-même.
Alliant la rigueur de la littérature documentaire à une profonde sensibilité dans la représentation des êtres humains, cet ouvrage constitue une contribution particulièrement précieuse à la littérature consacrée à la guerre et à la mémoire.
本書は、戦争を体験した母が晩年に書き残した手記をもとに綴った記録である。
母は、自らの生涯を振り返る中で、「木の幹だけ書いたので、枝や葉はお前が繋げて」と言い残した。著者はその言葉を受け止め、母の記憶と自身の体験を重ね合わせながら、本書を執筆した。
とりわけ戦禍に関する部分については、自身も同じ時代を生きた一人として、共著のような思いで筆を進めたという。
執筆にあたっては、過度な脚色を避け、できる限り事実に寄り添ったドキュメントタッチで描くことを大切にした。
また、「戦争がどれだけ恐ろしく悲惨なものかを後世に伝えるには、実際に体験した人から直接聞くことが大切だ」という中学生の言葉にも背中を押され、この記録を残す決意を固めた。
物語の中心となるのは、開拓移民として島で暮らしていた一家の記憶である。
夫婦と、島で生まれ育った四人兄弟。昭和19年6月11日、一家は初めて空襲を体験した。
家族は洞窟へ逃げ込み、青木家七人と合流する。父と祖父は、水と食料を求めて外へ向かったが、物資の入手は極めて困難で、飢えと渇きは日に日に極限へと追い込まれていった。
そして6月26日、洞窟は米兵に発見される。「デテコイ」という声とともに、次男が外へ連れ出された。再会した母は、「水飲んだ?」と問いかける。
次男は「いっぱい飲んだ」と答えたという。その一方で、父の帰りを待ち続けていた母は、「死ぬ時は一緒に死のうね」と家族に語った。
その後、一家は民間捕虜収容所へ送られる。しかし過酷な環境の中で、末弟と三男は相次いで餓死した。末弟は写真すら残されることなく、その短い生涯を閉じた。